Ethanol 

Comment l'alcool influe-t-il notre cerveau?

L'alcool sera ici considéré comme l'éthanol
  • Les effets immédiats sur notre corps

L'alcool agit comme une substance qui endort soit narcotique sur les cellules du cerveau, ce qui entraîne un ralentissement de la communication entre les neurones. La perte de tissu cérébral, représente la perte de cellules du cerveau.

Chez les gros buveurs, cette perte est due à l'absorption de 6 verres d'alcool par jour environ. Ainsi le cerveau rétrécit et de plus en plus des cellules cérébrales se détruisent. Le volume du cerveau peut ainsi diminuer de 10 à 15 %.

Tout d'abord, ce sont nos émotions qui se voient troublées. L'alcool provoque de brusques changements d'humeur. Le contrôle de la motricité est lui aussi altéré, ce qui entraîne des difficultés d'élocution, des réactions très lentes et une perte d'équilibre.

De plus, il entraîne donc un certain nombre d'effets, notamment sur la capacité de réaction. Les réflexes sont retardés, la capacité à coordonner les mouvements est perdue. Des tremblements et des hallucinations se produisent. On perd aussi la maîtrise de soi, la mémoire et notre capacité de concentration. La fonction motrice est sévèrement altérée.

-cortex frontal : baisse des capacités intellectuelles                -cervelet : troubles au niveau de la motricité, de la coordination et de l'équilibre-hippocampe : trouble de la mémoire

-la moelle (medulla): la respiration et les pulsations cardiaques. La personne peut tomber dans le coma, voire décéder, si cette partie du cerveau est anesthésiée sous l'effet de l'alcool.

-L'hypophyse : glande qui commande l'hormone de croissance anomalies de croissance pour les jeunes

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1) En petite dose : effet légèrement euphorisant, de 0 à 0.2. Il ralentit alors le fonctionnent de l'organisme car il a un effet dépresseur.

2) Plus le taux d'alcool augmente dans le sang, plus les effets s'étendent aux centres moteurs du cerveau. Davantage de régions sont alors touchées, celle qui joue un rôle dans nos sentiments ainsi que la mémoire. C'est pourquoi on risque de perdre le contrôle de soi-même, car c'est aussi une cause de perte de mémoire.

3) Avec de la consommation forte d'alcool, cela peut affecter les parties du cerveau qui possèdent une fonction vitale.

  • Présentation de la molécule

  • L'arrivée de l'alcool dans notre cerveau

Grace la circulation sanguine, l'alcool atteint le cerveau en quelques minutes. Il passe dans l'estomac, va directement dans l'intestin, puis passe dans la circulation générale du sang où il est distribué dans toutes les régions du corps. Le foie met une heure à éliminer un verre donc si le consommateur boit beaucoup trop, le foie ne pourra pas tout éliminer. Il transforme l'alcool en eau et gaz carbonique. L'alcool est destructible ou soluble dans l'eau et les graisses, et notre corps humain est constitué de 70 à 80 % d'eau. Il diffuse donc dans tous les tissus, notamment dans le cerveau. 


  • Une communication perturbée

Le surplus d'alcool se retrouve dans le sang et finit par atteindre le cerveau. A cet endroit, l'alcool a plusieurs effets : il détériore notamment l'extrémité des neurones appelée dendrites. 

Or, ces structures jouent un rôle crucial dans la transmission des messages entre les cellules. Comme les dendrites sont endommagées, la communication s'en trouve perturbée, ce qui joue notamment sur la coordination, la mémoire, le langage.

En effet, l'alcool agit dès le premier verre sur les neurones : il modifie leurs membranes par dissolution de graisses (appelées phospholipides), ainsi que certains de leurs canaux ioniques, enzymes et récepteurs. L'alcool modifie l'équilibre entre les hormones du cerveau, appelés neurotransmetteurs ou neuromédiateurs, molécules qui permettent la communication entre les cellules nerveuses au niveau des synapses.


On remarque que l'activité neuronale est presque nulle pour le cerveau d'un jeune qui consomme de l'alcool


  • Le rôle des synapses


Les cellules nerveuses de notre organisme ou neurones, échangent de nombreuses informations entre elles au moyen de synapses. La synapse est la zone de jonction entre deux neurones : c'est le lieu de passage du message nerveux cheminant d'une cellule à l'autre. C'est à ce niveau d'échange qu'influe l'alcool puisque ce dernier empêche les synapses d'activer les régions cérébrales qui contrôlent nos comportements. Ainsi, l'absorption d'alcool, même à dose modérée, provoque des modifications du comportement. Leur fonctionnement se trouve alors modifié et le message nerveux est alors annulé. Ce qui explique que l'absorption fréquente d'alcool produit la mort de certains neurones.


Sur cette synapse on voit les vésicules présynaptiques contenant les neuromédiateurs et les sites de liaisons postsynaptiques vers lesquels migrent ces derniers lorsqu'ils sont libérés. Il s'agit ici d'une synapse sans la présence d'alcools.




En revanche sur cette synapse, on remarque la présence de molécules d'éthanol. On remarque en effet que les molécules d'éthanol remplacent les neurotransmetteurs et provoque alors la perturbation du message nerveux.


  • Un neuromédiateur particulier

Le récepteur GABA

L'alcool, par sa petite taille et ses propriétés chimiques, modifie les caractéristiques membranaires des neurones et se lie à de nombreuses protéines( canaux, récepteurs). De plus, son effet est plus important au niveau des synapses, notamment par rapport aux transmissions utilisant le GABA.

L'acide γ-amino butanoïque, ou molécule de GABA, agit normalement en se fixant sur une molécule de protéines située à la surface de la cellule nerveuse présynaptique d'une synapse. Ce dernier est le plus important neurotransmetteur inhibiteur du cerveau humain et constitue la cible privilégiée de l'éthanol. Les récepteurs au GABA sont présents à la surface des neurones et régulent le passage de l'influx nerveux grâce à une partie en forme de canal, qui peut être en position ouverte ou fermée.

Normalement, les récepteurs contrôlent l'activité du neurone. Le chlore, porteur d'une charge électrique négative, contribue à rendre le neurone moins excitable. La fixation d'alcool sur le récepteur GABA, permet au canal ionique de rester ouvert plus longtemps et de faire ainsi entrer plus de Cl- dans la cellule. Or, cet ion chargé négativement, hyperpolarise donc la cellule, et l'éloigne du seuil de déclenchement d'un potentiel d'action. Une forte dose d'alcool renforce les effets inhibiteurs du GABA, ainsi le neurone est moins excité et le message nerveux ralenti.

Une consommation qui peut entraîner des maladies...

Le syndrome de Korsakoff

Les lésions cérébrales dues à une consommation excessive d'alcool de longue durée en combinaison avec des carences systématiques en vitamine B1 sont irréversibles. La plus grave de ces lésions est le syndrome de Korsakoff.

Alcoolisme chronique à l'origine de la maladie de Gayet-Wernick se caractérisant par des troubles neurologiques et psychologiques, dus à des lésions des vaisseaux, des cellules nerveuses, et nécessitant un traitement par vitamine B1 à forte dose, faute de quoi son évolution est mortelle. Ceci représente environ 80 % des patients atteints de syndrome de Korsakoff.

  • Les effets

Traumatisme crânien grave.

Thromboses et embolies (formation d'un caillot empêchant la circulation normale dans les vaisseaux) au niveau des artères du cerveau et plus particulièrement dans sa partie postérieure (arrière).

Tumeur cérébrale.


Dans tous les cas l'alcool a un effet toxique direct ou indirect sur les cellules neuronales et sa consommation chronique perturbe leur bon fonctionnement et peut parfois amener jusqu'à la mort des cellules. L'alcool peut vraiment alors troubler l'action des neurotransmetteurs, en modifiant leur structure et leur fonction et les imitant.


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